Ballon d'Or ou élection de délégués

lundi 3 décembre 2018


Vous vous souvenez quand vous étiez au collège ou au lycée et que c’était le jour de l’élection des délégués ? J'ai l'impression que le Ballon d'Or c'est un peu pareil.

Quand on y repense l’élection des délégués c’était un peu le chaos. Il y avait celui qui se présentait en connaissance de cause, l’élève qui voulait vraiment avoir une responsabilité et qui était prêt à l’assumer. Il y avait l’élève qui disait qu’il ne voulait pas être délégué mais qui secrètement rêvait de l’être mais attendait qu’on lui demande. Il y avait l’élève qui n’en avait rien à faire mais que tout le monde aimait bien et qui aillait donc se présenter pour le fun. Pour être élu le délégué, il fallait toujours un minimum de popularité ou alors… être confronté à deux choix seulement et le vote était vite vu.
Le Ballon d’Or c’est un peu pareil aujourd’hui. On voit Antoine Griezmann faire campagne dans les médias, on voit Modric, l’élève sérieux qui sans faire campagne montre qu’il l’assumera, et Varane, le discret de la bande qui ne veut pas en parler (mais qui sera quand même très content de l’avoir). Même si pour en arriver là il a fallu accomplir des performances, gagner la Coupe du Monde, la Champions League, être technique, décisif… Au moment du vote final, c’est quand même une question d’élection de délégués. 

La vraie question est donc : comment fonctionne ce vote ? Comme pour les délégués, les journalistes vont-ils choisir celui qui est le plus drôle en interview, le plus sympathique ou celui qui le mérite vraiment, qui sait ce que ça signifie, qui a travaillé dur et qui doit être justement récompensé pour ce rôle ? Est-ce vraiment 100% impartial ? 
La dernière décennie a été successivement emmenée par Ronaldo et Messi et alors on a vu qu’il ne suffisait pas d’être Champions du Monde pour gagner, on a vu qu’il ne suffisait pas d’être un grand gardien pour gagner, on a vu qu’il ne suffisait pas d’être un fantastique milieu champion d’Europe et du Monde en titre… On a vu que tous nos pronostics peuvent être déjoués. 

L’élection du Ballon d’Or c’est une magnifique récompense, l’historique récompense. C’est un objectif pour un grand footballeur de compléter son palmarès par un tel titre parce que oui, ça fait plus de 60 ans que ce prix existe et tous les plus grands ont été récompensé. Gagner le Ballon d’Or c’est faire parti de cette grande famille, de ces joueurs qui ont marqué nos esprits par leur talent, leur technicité, leurs buts. D’ailleurs, faut-il forcément marquer pour gagner le Ballon d’Or ? Depuis 2006, c’est ainsi que penche la balance. Est-ce parce qu’il est plus simple de regarder la statistique sur le nombre de buts inscrits plutôt que le nombre de buts évités ? Je pose cette question aux votants. 

Aujourd’hui, nous allons connaître le Ballon d’Or 2018 mais d’après quels critères sera-t-il été récompensé ? Son palmarès ? Sa technicité ? Sa bonne gueule ? Sa sympathie ? Ses contrôles de balle ? Personne ne sait finalement. On récompense un joueur sur sa saison comme on élit un délégué sur un discours de 2 minutes, sans que deux personnes n’appliquent les mêmes critères mais bien sur une appréciation générale. Mon appréciation générale va à Varane et puisque pour une fois, on peut rendre à devoir sans avoir à se justifier, je vous laisse imaginer mes critères.

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