Podium des Solidays

jeudi 5 juillet 2018



Bientôt deux semaines que les Solidays se sont terminés et je n’ai toujours pas fait la liste de mes concerts favoris #shameonme.

Avant toute chose, il faut revenir sur un point important qui influence la liste à suivre : cette année je ne me suis pas fait accréditée pour les Solidays contrairement au trois années précédentes. Plusieurs raisons à cela : je ne considérais pas avoir une quelconque légitimité à l’être étant donné que je parle beaucoup moins de musique ici et surtout je voulais profiter du festival pour moi sans courir d’un bout à l’autre de Longchamp pour écouter deux chansons de chaque artiste. Cette dernière raison peut sembler égoïste mais en prenant du recul, je me suis rendue compte que les années précédentes je ne vivais pas spécialement le festival pour moi or c’est dommage quand on fait un blog un peu pour soit. Quand vous êtes accrédités, vous vous dites que pour avoir un avis impartiale, il faut en voir le plus possible et finalement, vous ne profitez pas du festival à sa juste valeur. Vous n’avez pas le temps de réellement découvrir un artiste, sa façon d’être et de s’exprimer car sur un set de 50 minutes, vous n’en voyez que 15. Ma décision était prise, cette année pas de pass mais plus de fun.

Pour ces 20 ans je dois dire que la line-up était constituée de nombreux artistes que j’avais déjà vus en live mais que j’aime revoir ici et là parce que je connais leur qualité, je sais que je vais danser et totalement apprécier. Oui, cette année je voulais danser. Enfin pas toutes les danses. Si j’avais pu m’épargner plusieurs pogo, je l’aurai fait avec joie par exemple. Parce que parlons en deux minutes de cette nouvelle mode de faire des pogo peu importe la thématique de la chanson. Oui oui, allant de Big Flo et Oli qui parlent d’abandon à Nekfeu qui nous plonge dans la déprime d’une nana qui abuse de mille vices, le pogo n’est visiblement pas une question de sujet abordé mais d’envie de sauter du public.

Enfin, pour ne rien vous cacher, j’attendais les Solidays avec impatience pour rebondir après un échec que j’avais du mal à me sortir de la tête. Ce festival était synonyme de liberté, chanter faux et manger le plus de mal bouffe possible en trois jours. Je crois que j’ai réussi à faire et trouver les trois.


Comme à chaque festival, il faut souvent faire un choix car plusieurs artistes que vous aimez à la folie passent en même temps (coucou Mome) et parfois aussi, vous abandonnez car vous êtes à l’autre bout de la scène (coucou Her) ou bien les organisateurs n’ont pas mis le bon groupe sur la bonne scène et la foule vous donne le vertige (coucou Thérapie Taxi).

A égalité à la troisième place, je classe David Guetta et DJ Snake. Une raison : j’ai dansé pendant presque une heure et demie à chaque fois et c’était tout ce que j’attendais. Il y a des concerts où vous n’allez pas pour que l’artiste fasse la discussion avec vous, c’est ce genre de concert. David Guetta c’est toute mon adolescence, de Love Is Gone quand j’étais en quatrième à Flames qu’est sorti y a quelques mois. Je sais que je n’écouterai pas ces chansons chez moi comme ça mais en festival, c’est totalement ce que j’aime. De même pour DJ Snake. Quand vous avez tellement entendu Lean On, vous voulez juste enfin l’entendre en live et profiter de 3 minutes de bonheur. A l’inverse de David Guetta, je n’avais jamais vu DJ Snake en concert et c’était l’occasion de découvrir son set auquel il manque mes chansons favorites de son album Encore (Sober et Future) mais c’est ainsi.


A la deuxième place, nouvelle égalité : Jain et Eddy de Pretto. La première parce que c’était l’occasion d’écouter ses nouveaux titres en live et j’aime toujours son dynamisme, sa fraîcheur, sa personnalité infatigable. Le second parce que c’était une découverte inédite, une petite gourmandise sucrée et pourtant violente. Eddy de Pretto sur scène c’est simple, avec peu d’artifice mais c’est toujours le poids de ses mots, de ses histoires qui vous touchent. On se laisse bercer et prendre au jeu. On sent qu’il donne à son public par ses confessions et le public qui le suit entre dans ce moment de communion. C’est à voir en live si on est sensible à ses textes par contre, il faut l’excuser d’avance pour ses danses qui sont souvent… pas des danses.

Enfin sur la plus haute marche du podium mesdames et messieurs, accueillons Rilès. Deux titres à ma connaissance avant ce concert : Brothers et Thank God. Depuis, mon champ musical s’est élargi et c’est sa discographie toute entière que j’apprécie au quotidien. Live inédit pour live le plus chahuté. Sur scène et accompagné par 4 danseurs dont son DJ, il enchaîne les pas droite – gauche, synchronisation, et coucou à droite, et coucou à gauche. Il enflamme son public, ne retient pas son énergie et est à fond de la première à la dernière seconde. Je trouve vraiment que ses danseurs apportent un truc en plus là où dans le rap game c’est généralement la succession des copains pour des featuring qu’on voit sur scène. Bon chauffeur de salle, il a littéralement retourné le public. Je ne compte pas le nombre de pogo qui ont émergé de cette foule, on doit être au niveau du record du monde en 50 minutes. Un concert incroyable, une surprise inédite et un chanteur qui mérite son succès.

Alors bien sûr, il manque Clara Luciani, Jungle, Her, Roméo Elvis, Therapie Taxi, Mura Masa, Mome… à ce podium mais ce n’est que partie remise de les (re)voir une prochaine fois. J’accorderai la mention spéciale du jury à Niska, concert vu de loin durant lequel je me suis sentie vraiment vieille ne connaissant aucune chanson sauf sa reprise de « Sapés comme jamais » sur laquelle j’ai enflammé le dancefloor.

C’est tout pour moi, retour en plateau.
Avez-vous des festivals de prévu cet été ? 
Des artistes que vous voulez voir absolument en concert ? 
Ou juste quelques chansons du moment à me conseiller pour mes road-trips de l’été (toute musique qui pourrait me faire croire comme dans un film est acceptée) ?

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Copyright © 2017 Vis en rousse
Web Savvy Designs. Out of the FlyBird's Box.