Parce qu’un titre reste un titre

mardi 17 avril 2018


Dimanche soir, alors que le Paris Saint Germain remportait son 7ème titre en championnat, beaucoup banalisait ce titre. Il est vrai qu’on attendait le PSG ailleurs, en Champions League notamment et sur ce point, ils n’ont pas répondu à l’attente des fans de football. Néanmoins, ce titre est déjà leur troisième cette saison et ils sont toujours en lice pour soulever la Coupe de France le 8 mai prochain.
3 titres ce n’est pas rien. Si l’on exclut le Trophée des Champions mais qu’on regarde le parcours du Paris Saint Germain cette saison c’est pratiquement des matchs tous les 3 jours au mois de décembre, janvier et février. C’est un rythme à la hauteur de son effectif certes mais c’est aussi pour cela qu’il ne faut pas banaliser le titre. Un temps de récupération court, des rencontres à intensité, pas de relâchement, le devoir d’avoir une hygiène de vie irréprochable malgré ce qu’on peut dire, l’exigence d’un tel vestiaire dont on ne connaît pas tous les travers. On ne peut pas banaliser ce titre quand il leur a échappé en 2016-2017 au détriment de Monaco ou encore en 2011-2012 où il se joue à une victoire, Montpellier l’emporte avec 82 points face à 79.
Alors bien sur quand on voit des résultats comme celui de dimanche soir, le 8-0 face à Dijon, le 6-2 face à Toulouse ou même Bordeaux, les 5-0 face à Angers et Metz, le 3-0 face à Marseille… On se demande ce que le PSG apporte à la Ligue 1 Conforama si ce n’est des fessés. Il est certain qu’ils n’apportent pas de surprises dans l’issue du match mais ils apportent de la surprise sur le terrain, de l’intensité, de l’espoir et un peu de folie. Avant chaque rencontre, on se dit que Paris va gagner mais il reste encore à déterminer par quel score et c’est ce pari insolite qu’ils apportent. Un pari parfois surprenant quand on les voit accrochés par Saint-Etienne et puis tantôt même pas pensé qu’ils puissent mettre 8 buts.
Oui, Paris n’est pas en demi-finale de l’Europa League contrairement à l’Olympique de Marseille mais Paris a traversé une saison sans chute et sans crise en maintenant le niveau constant qu’ils se doivent d’avoir. C’est un peu moins rigolo qu’avant car on ne peut plus râler contre eux si ce n’est sur leur parcours européen mais aujourd’hui, avec son effectif et ses investissements, Paris n’a plus le droit de perdre deux matchs à la suite, ni même perdre et faire un nul. Paris doit gagner et Paris a gagné. Ils sont presque à la hauteur de leurs ambitions et c’est pour cela qu’il serait trop simple de banaliser les 102 buts en 33 journées de championnat.
Sur la scène européenne, Paris a encore beaucoup à apprendre, des cadres à installer, des responsabilités à prendre. Paris est trop jeune pour la Champions League, peu importe ce qu’on en dit d’un point de vue financier. Avant d’apprendre à marcher, on est tous tombé. Paris tombe, jusqu’à enfin pouvoir tenir sur ses jambes. Et c’est ça qui est excitant, les voir tomber d’un côté, continuer à avancer de l’autre, apprendre à exister en tant que groupe.
Tout semble simple à Paris, du moins sur la scène nationale et c’est vrai. Il est simple de gagner, il est simple de creuser un fossé avec ses concurrents quand on a un budget comme le leur mais il n’est pas encore simple d’être un grand d’Europe. Alors il est vrai que vu qu’on n’en attendait pas moins d’eux, ce titre semble logique mais ce titre n’est pas banal. Dans le football, gagner n’est pas banal.

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