Ensemble ils doivent trouver des sponsors

mardi 13 mars 2018


Il y aura toujours plus intelligents et plus fins techniciens que moi pour vous parler des raisons de la défaite du Paris Saint Germain face au Real Madrid la semaine dernière mais quand il s’agit de parler business, extra-sportif et sponsoring, je réponds présente les deux bras levés.

La défaite du PSG en Champions League n’a pas qu’une valeur sportive mais bien une valeur financière. Aujourd’hui, malgré le fait que le club soit presque champion de France et près de réaliser un quadruplé en terme de titres cette saison, il n’attire plus ou du moins pas comme il devrait les sponsors. Alors bien sûr, il y aura toujours des entreprises pour s’associer au PSG afin d’utiliser l’image collective des joueurs et donc de son trio d’attaquants de la MCN mais cette image collective peut être utilisée sans casser sa carte bleue. Etre fournisseur officiel suffit et coûte bien moins cher (moins de 1M d’euros la saison) que les 2,5 millions d’euros qui auraient été demandées au PMU par saison pour résigner avec le club de la capitale en tant que partenaire officiel. De plus, à bien y regarder, personne n’a réellement pris le lead du département sponsoring du PSG après le départ de Ludovic Dumas en 2016 jusqu’à ce qu’on apprenne la semaine dernière l’arrivée de Marc Armstrong, ancien de la NBA pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient.  En pleine tourmente commerciale, je ne pense pas que cela soit anodin. Cela fait plusieurs années qu’un top sponsor n’a pas été annoncé et on constate une forte dépendance aux entreprises qataries puisque sur 4 tops sponsors, 3 sont qataries et Nike a décidé de s’abstenir de communication sur le PSG suite à la défaite de mardi dernier.

Il est évident qu’il n’est pas simple d’attirer des sponsors, encore moins quand on clame haut et fort des objectifs qu’on n’atteint pas. Etre top sponsor au PSG s’estime entre 25M et 30M d’euros, une somme que peu d’entreprise franco-française peuvent se permettre d’investir surtout à l’heure où la concurrence des événements sportifs en France est rude. Il ne faut pas oublier qu’une entreprise cherche à avoir de la visibilité, à recruter des nouveaux clients, à accroître sa notoriété et en fonction de son territoire d’expression privilégiée va favoriser une discipline plus qu’une autre. Oui, un sponsor ne se paye pas que de l’image mais a aussi des objectifs business. Entre l’Euro féminin de handball en fin d’année, la Coupe du Monde de football féminin en 2019, la Coupe du Monde de rugby en 2023 et les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été en 2024, toutes ces organisations cherchent à séduire pour accroître leurs budgets et c’est là que bien qu’ils aient peu de concurrents en Ligue 1, le PSG en a des dizaines dans le monde des affaires. Il se joue alors là les négociations, les pours, les contres, quel message la marque souhaite faire passer et quelle association lui permettra, comment répondre à l’enjeu business de son entreprise, quel montant est-il possible de dépenser… Clairement, quand on y regarde bien, il ne faut pas que le PSG compte sur la France pour trouver de nouvelles sources de financement.




Une nouvelle offre commerciale est néanmoins pas à négliger pour le PSG : celle des partenariats régionaux. Développée par la FIFA pour les Coupes du monde 2018 et 2022 cela permet de segmenter géographiquement son offre pour que deux entreprises potentiellement concurrentes qui ne pourraient pas se permettre d’acheter une exploitation mondiale, s’offre les droits sur un territoire d’expression. Exemple : le PSG pourrait proposer à un assureur français de s’offrir les droits d’images de son équipe pour une exploitation uniquement en Europe et proposer à un assureur latin de s’offrir ces mêmes droits mais pour une exploitation seulement en Amérique du Sud. Cette technique permet de multiplier ses partenariats là où ces deux entreprises n’auraient jamais associées en même temps leur image au club car marques concurrentes. Bien que cela ne permet pas d’augmenter les prix, cela permet de doubler l’entrée monétaire. Cela peut aussi être fait dans le cas d’une marque française qui souhaite s’implanter au Brésil et qui veut utiliser l’image collectif des brésiliens du PSG : elle achètera les droits d’exploitation pour l’Amérique du Sud mais ne pourra pas l’utiliser sur sa communication en Europe. La FFF vient d’ailleurs d’annoncer récemment son premier partenariat de ce titre en Chine. Enfin moi je dis ça, c’est juste une idée.

Quand je vois le PSG perdre sur sa pelouse face à Madrid, je m’en moque un peu des primes des uns et des autres, de la crise sportive que cela entraîne, de qui est le responsable... Je constate surtout que cela n’arrange en rien le développement commercial du PSG qui est aujourd’hui une marque qui a du mal à trouver des financements car trop instables. Pour concurrencer les grands d’Europe, il faut des résultats sportifs sur du long terme, une histoire, des valeurs communes, des ambassadeurs qui ne prennent pas la parole pour ne rien dire ou ne pas assumer leurs actes sur le terrain. Aujourd’hui, le PSG manque de fiabilité pour qu’on lui fasse confiance au point de lui donner 3 millions par an.
Après, on peut toujours essayé la campagne Leetchi mais perso, je préfère donner mon argent à la LoveArmy 


PS 1 : Pas de filtres sur mes photos, seulement l'application Huji sur l'Apple Store
PS 2 : J'ai été faire un tour dans Tribune PSG sur France Bleu Paris et le replay est à retrouver ici

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